Communiqué de presse
Rythmes scolaires : des mesures urgentes à prendre
Article mis en ligne le 31 octobre 2013
dernière modification le 20 novembre 2013
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Le CDEN des Pyrénées-Atlantiques se réunira lundi 4 novembre 2013 à la Préfecture. L’ordre du jour portera notamment sur le bilan de la mise en place de la réforme Peillon des rythmes scolaires et sur son calendrier 2014. Après presque 20 ans de demandes la FCPE64 ne peut que se satisfaire du retour à 5 matinées d’enseignement par semaine, ce qui permet de mieux répartir les apprentissages. La baisse des acquis scolaires des élèves des écoles françaises rend le retour de la 9e demi-journée urgente, même si elle ne suffira pas.
Cependant, la réforme Peillon ne pourra pas atteindre toute l’efficacité nécessaire, du fait de son manque d’ambitions, de cadrage, de moyens.
En effet :

  • depuis 1969, la perte de temps d’enseignement à l’école primaire équivaut à la disparition de deux années d’école, les programmes ne tiennent pas dans ce temps réduit. Trop d’élèves sont en difficulté dès l’entrée au collège ;
  • l’absence de modification du calendrier annuel empêche de compenser la perte d’heures hebdomadaires par un accroissement du nombre de semaines ;
  • les horaires validés par l’administration, rendent peu efficace l’école de l’après-midi
    et même la font quasiment disparaître pour les maternelles dont les élèves font la sieste en milieu de journée ;
  • les communes prennent en charge des temps périscolaires sans moyens pérennes, redéployant ici des budgets autrefois consacrés à la scolarité, facturant ailleurs des temps de garde d’enfants ;
  • le mélange entre activités pédagogiques complémentaires facultatives de l’Éducation nationale et temps périscolaires éducatifs municipaux créé une grande confusion, pour les élèves comme pour leurs parents, sans parler des horaires scolaires obligatoires qui changent parfois chaque jour.
    Pour la FCPE64, des mesures nationales urgentes sont à prendre :
  • cadrage des horaires impliquant que les heures d’enseignement soient assurées au mieux des capacités d’attention des élèves. Pas d’école pendant la sieste des petits ou la somnolence des grands !
  • utilisation du dispositif « plus de maîtres que de classe » pour ramener la scolarité des élèves à 27 ou 28 h hebdo sur 5 jours, tout en laissant, peut-être, les enseignants à 8 demi-journées devant les élèves, en attendant une augmentation du nombre de semaines d’enseignements ;
  • clarification du rôle de l’Éducation nationale et des communes. À la première, l’enseignement obligatoire, aux secondes l’accueil périscolaire facultatif pour répondre aux besoins des familles dont les horaires ne sont pas calés sur les horaires scolaires.

Pour réussir une réforme, les moyens doivent suivre :

  • Les recrutements d’enseignants supplémentaires et la formation initiale et continue des nouveaux comme des anciens doivent permettre de mettre en œuvre la réforme des rythmes qui ne pourra se faire efficacement sans la participation des personnels de l’Éducation nationale.
  • Un financement unifié doit permettre aux communes d’assurer un accueil de qualité, distinct des activités scolaires, dans les mêmes conditions de gratuité que l’école publique.



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