Communiqué de presse
Semaine scolaire : la solution n’est pas le retour à 4 jours
Article mis en ligne le 11 juin 2017

par Dominique ROUSSET
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Dès 1994, le département s’était engagé « à titre expérimental » dans la semaine de 4 jours. Inlassablement, la FCPE64 a demandé l’évaluation de ce dispositif, qui a duré jusqu’à sa généralisation en 2008 par le gouvernement alors que la plupart des départements avaient abandonné cette « expérimentation » qui n’avait montré aucun signe d’efficacité.

D’un point de vue pratique, cette organisation était défaillante et se caractérisait en particulier par un décalage du calendrier des fratries, quand les aînés étaient au collège ou au lycée et une réduction des petites vacances.

En 2008, le gouvernement a généralisé ce dispositif néfaste à toute la france pour libérer le samedi matin des familles qui partaient en week-end.
En 2012, le gouvernement a choisi de revenir à un étalement de la semaine sur 9 demi-journées, en privilégiant le mercredi matin. Ce qu’on a appelé la réforme « des rythmes scolaires » a mis en place :

  • l’école sur 5 jours par semaine, sauf le mercredi après-midi
  • le retour à des petites vacances de 2 semaines
  • l’obligation pour les mairies de garantir l’accueil des enfants jusqu’à 16h30

La réforme Peillon, mal conçue, a pêché par son manque de financement et a créé de nouvelles charges pour les communes sans leur accorder les ressources nécessaires. Cela a inévitablement développé les inégalités territoriales. En ayant refusé de garantir la gratuité des activités périscolaires à l’école publique, le gouvernement a rendu, de fait, son accès payant. Dans sa volonté d’engager rapidement le dispositif coûte que coûte, l’inspection académique a validé les projets avec peu d’exigences et de discernement. Tout cela a créé des mécontentements.

Alors que pratiquement tous les élèves des pays développés vont à l’école 5 jours par semaine, la solution n’est pas de revenir à 4 jours (coupure prévue initialement pour le catéchisme, en aucun cas pour favoriser les apprentissages) mais de concevoir la journée, la semaine, l’année de l’enfant à l’école dans sa globalité et de financer cela pour assurer qualité et continuité du service public. Cette organisation doit prendre en compte le
temps d’apprentissages scolaires obligatoires mais aussi le temps d’activités culturelles et physiques ainsi que le temps de repos indispensable. Cela doit se faire avec un souci de compensation des inégalités sociales et territoriales.



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