Communiqué de presse du 2 septembre 2013
Réforme des rythmes scolaires : dans le bon sens mais pas abouti

L’avis nuancée de la FCPE64 à la veille de la rentrée scolaire sur la semaine de 4,5 jours qui fait, enfin, son retour dans le département.

Article mis en ligne le 2 septembre 2013
dernière modification le 7 octobre 2013

par CDPE64
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Cette rentrée va voir, dans notre département, comme dans le reste du pays, environ un quart des élèves du premier degré aller à l’école le mercredi matin. Pendant près de 20 ans, la FCPE64 a dénoncé la semaine de quatre jours. Trop peu de jours d’école, un rythme hebdomadaire haché, des journées trop longues, tout cela pénalise gravement les apprentissages. En ce sens on ne peut que se réjouir de la volonté de commencer à remédier à ces problèmes en étalant le temps scolaire du 9 demi journées au lieu de 8.

Souvenons nous toutefois qu’il y a quelques décennies, l’école se faisait sur 10 demi journées, ce qui, sur 8 à 9 années d’école élémentaire et maternelle représente plus d’une année d’école primaire évaporée, malgré des programmes bien plus diversifiés. Faut-il chercher plus loin les piètres performances des écoliers français dans les études internationales ? Mais tout est loin d’être réglé par l’application réelle du décret définissant les nouveaux rythmes de l’école primaire.

Concernant le temps scolaire proprement dit, les écoles, avec l’accord des mairies ont trop souvent cherché à réduire à sa plus simple expression la pause méridienne et de finir le temps scolaire à 15h30 ou 15h45. Dans ces conditions, le temps scolaire de l’après-midi aura lieu, pour les plus grands à un moment où l’attention est relâchée et pour les plus petits alors qu’ils seront à la sieste ! Et que dire des activités pédagogiques complémentaires proposées par l’Éducation nationale, mais hors temps scolaire obligatoire et dont le contenu reste bien flou ?

Concernant le temps périscolaire, au delà des traditionnelles et indispensables garderies, de nombreuses communes tentent de proposer des activités sportives ou culturelles mais se heurtent à la difficulté de disposer du personnel compétent et des installations pour de si courtes durées et toutes en même temps. Entre les zones rurales et les zones urbaines, nous constatons déjà de grandes inégalités, comme chaque fois que l’État se désengage sur les communes.

Cette année de mise en route partielle va être l’occasion de multiples réglages avant la généralisation de l’année prochaine. La FCPE64 va être vigilante pour tirer les leçons de cette première phase et pèsera de tout son poids pour que cette réforme serve à améliorer la réussite de tous les élèves de l’école publique.



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